Tempêtes et réchauffement climatique
Par Marcel GARDAIS le lundi, février 15 2010, 17:05 - Lien permanent
Une conférence très documentée sur les cyclones.
C’est une causerie assez drue qu’a prononcé M. Laurent Masse, Maître de Conférence à l’Université de Bordeaux. D’entrée il a annoncé qu’il n’était pas météorologiste, il a étudié les phénomènes qui ont causé les dernières tempêtes qui ont saccagé notre région en 1999 et 2009, les tempêtes nommées Martin et Klaus, il en a évoqué bien d’autres qui se sont échelonnées depuis une quarantaine d’années : 1972, 1979, 1974, 1982, 1984, 1989, 1990, 1992, 1996, 1999, 2009. Toutes ne sont pas passées sur le sud-ouest mais ont traversé certaines régions de France.
Pour cela, il a compulsé les archives de journaux locaux et s’est renseigné auprès des stations météorologiques.
Il a affirmé que ces tempêtes ne sont pas comparables aux ouragans tropicaux, à notre latitude, ce sont des cyclones, autrement dit vent en spirales. Ce vent violent est causé par la différence de pression entre les nuages et le sol, le vent sec et froid d’altitude descend et le vent humide et chaud remonte en faisant de larges spirales toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour notre hémisphère. Il est particulièrement dur le long des côtes car il se forme sur l’océan, et tend à diminuer sur les continents à cause des accidents de terrain. Ces vents sont classés en douze catégories sur l’échelle de Beauford, selon leur vitesse qui va de soixante à cinq cents kilomètres à l’heure, les plus hautes catégories ne concernent pas notre région. Ces tempêtes se déplacent, plus ou moins rapidement selon la largeur du couloir emprunté. Moins il est large, plus le vent est fort et les dégâts importants.
Il regrette beaucoup que les médias ne donnent pas toujours un compte rendu exact de ces phénomènes, certains sont davantage exploités que d’autres, mettant en avant le spectaculaire. Ainsi, à chaque tempête, un de nos quotidiens locaux a toujours en première page une photo montrant une voiture écrasée par un arbre ! Les plus spectaculaires sont montés en épingle, alors que le plus violents sont oubliés. Il a beaucoup été question des deux derniers cyclones, qualifiés de « tempête du siècle » alors qu’ils ne sont pas les plus brutaux de ces quarante dernières années. De plus la moyenne sur cette période montre que les forces de vent sont relativement égales, il a montré un graphique, portant sur les années 1800 jusqu’à nos jours, la ligne moyenne est sensiblement la même.
Que nous réserve l’avenir ? Les tempêtes devraient diminuer en nombre et devraient se multiplier vers les pôles, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un cyclone plus ravageur que ceux que nous avons connu jusqu’à maintenant. Ceci indépendamment du réchauffement climatique qui n’a aucune influence sur les tempêtes.
M. Massé.
L’assistance
Commentaires
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