Comme chez la marquise de la chanson, ils étaient quatre vingt à fêter dignement le cinquantenaire de la création de la Guyennoise et les alertes quatre vingt printemps de son fondateur. Pas des chasseurs, naturellement, mais une grande partie de du personnel cette PME, forte d’une centaine d’employés, certainement la plus importante du territoire de la communauté de communes du Sauveterrois. 11_12_16._Allocution.JPGCe fut une soirée à marquer d’une pierre blanche, sensationnelle, vécue dans l’enthousiasme et la bonne humeur par une assistance dont moyenne d’âge était plutôt jeune et qui s’est déroulée dans une joyeuse ambiance de camaraderie. Il faut dire qu’à la suite de l’apéritif au champagne, le menu était princier ; ce qui est tout à fait dans la tradition, car si l’employeur a la réputation d’être dur et exigeant pour le travail, un peu trop économe à certains moments, il a toujours su.11_12_16._Le_trompettiste_sait_aussi_chanter__.JPG L’animation était à la hauteur, très communicative, ce qui a permis aux jeunes et aux plus anciens de se défouler (dommage que la détestable acoustique de la salle aie nuit à la perfection de cette soirée) Cette animation était assurée par « Disco Mobile System », un groupe basé à Saint-Macaire et qui rayonne dans un rayon de cinquante kilomètres de Langon en Dordogne, Gironde et Lot-et-Garonne depuis dix ans pour animer, avec un certain bonheur, fêtes communales ou familiales, soirées privées. Ce ne sont pas des professionnels, ils ont chacun un métier et sont fiers et heureux de faire partager leur amour de la musique. Il est possible de les contacter au 06 71 82 47 91. ou par « jimmy-system.fr. 11_12_16._La_table_d__honneur.JPGAvant d’attaquer le banquet, M. Martin a tenu à évoquer, l’historique de cette entreprise qui naquit à la suite d’une décision hasardeuse, conséquente de la 11_12_16._Le_gateau_d__anniversaire.JPGcrise vinicole de l’époque, bien plus grave que l’actuelle et qui a abouti à l’arrachage de cent cinquante hectares de vignobles situés à Gornac et Sauveterre. Ils ont été remplacés par des pruniers, moitié en japonais (une prune un peu rouge et acide et en Santa-Clara, beaucoup plus grosse et sucrée mais impropres à la cuisson) moitié en pruniers d’Ente, dont les fruits deviennent les réputés pruneaux d’Agen. Les arbres étant devenus productifs, la SICA des Pruneaux de 11_12_16._Gaiete.JPGGuyenne a vu le jour à Sauveterre. Une petite station fruitière, écolo avant l’heure, car elle s’est enterrée le long de la route de la Réole, non pas pour se fondre dans le paysage, mais pour se mettre au niveau de la voie de chemin de fer qui devait permettre l’expédition de la production, malheureusement, la ligne a été supprimée deux ou trois ans après ! C’est une entreprise familiale, qui se vante de produire au moins vingt pour cent de son négoce en résistant vaillamment à la concurrence. Il a cité les différents collaborateurs qui se sont succédé et ont permis à l’entreprise de prospérer. Tout d’abord le premier directeur, arrivé au moment ou les bâtiments émergeaient du sol, il avait été embauché comme comptable mais a rarement exercé ses talents, bien trop absorbé par ses fonctions d’aménagement de la station, de responsable de la production et de l’entretien ainsi que l’élaboration et la fabrication de machines : calibreuses, postes de pesage pour les pruneaux, tapis permettant de supprimer plusieurs postes de soudage de sachets afin d’augmenter la productivité. Il y eut aussi la construction de la piscine et sa gestion qu’il a assurée encore longtemps après son passage à la Guyennoise. Cet investissement, ne produisant aucun revenu, a permis à plusieurs centaines de jeunes à apprendre à nager, et, encore aujourd’hui, gérée par la municipalité elle continue à faire le plaisir des amateurs. Et contrairement à une idée reçue, ce bassin, de mille mètres cube d’eau, n’a pas été conçu pour laver les fruits mais pour refroidir les compresseurs des chambres froides. Hors saison le personnel était très restreint, occupé à ces divers travaux et à l’entretien du matériel de la SCI de Cazeau et Pérey, gérante les vergers. Par contre, à la belle saison, ils étaient au moins cent cinquante entre les cueilleurs de fruits, les chauffeurs pour aller quérir les prunes ou les haricots ou livrer la production, le personnel destiné au calibrage et à l’emballage, le séchage des pruneaux et le conditionnement. La femme du directeur a participé au secrétariat pendant quelques années. Ensuite il cite Paulette qui a régné sur l’atelier, de la réception à l’expédition, pendant de nombreuses années, avec la plus grande efficacité, elle était, de ce fait, connue et redoutée dans le monde prunicole du Lot-et-Garonne, les producteurs, lors des livraisons, la redoutaient. Ensuite Line, venue prendre le poste de secrétaire. Son mari, électromécanicien, s’ennuyant dans un grand magasin à La Réole, il a pris la succession du premier directeur, reconverti dans une autre branche. (Il n’a plus eut le temps de s’ennuyer) Et ça été le tour de Sylviane sa collaboratrice au temps où lui même était le commercial de l’entreprise et peu porté sur le côté administratif, elle a eu un certain mérite ! Le négoce des Pruneaux n’ayant plus d’avenir à Sauveterre, après une aventure de quelques années dans le conditionnement du haricot vert, l’entreprise s’est délocalisée dans une splendide usine à Sainte-Livrade et devenait le troisième opérateur de la profession ; usine qu’il s’est empressé de revendre à un groupe américain, ayant épuisé les joies du pruneau. C’était la fin des les pruniers, vive la vigne, sur une superficie bien plus grande qu’au départ. Le négoce du vin était un nouveau départ, une clientèle toute différente, une nouvelle approche commerciale, pour laquelle il n’était pas du tout préparé. Heureusement, Anne-Marie, une directrice commerciale s’est imposée et a donné une nouvelle impulsion à l’entreprise, laquelle est devenue rapidement un opérateur incontournable dans le monde du vin. Et bientôt, Anne-Marie est aussi devenue l’épouse du fondateur. De nouveaux investissements ont été effectués et de nouvelles équipes se sont mises en place, dans le vignoble et à l’usine qui a pris à ce moment-là le nom de Guyennoise. Il cite Nazih, maître de chai, Michel, Jean-Louis et leurs équipes dans les vergers. Les bonnes années du marché du vin tant en France qu’à l’étranger étaient révolues et la Guyennoise avait besoin d’un nouvel élan. C’est alors qu’un nouveau personnage est apparu, un baroudeur, Hubert, qui a fait découvrir le marché chinois. Encore de nouveaux investissements, de nouveaux personnels, capables de communiquer directement avec les nouveaux acheteurs étrangers. Au total, une centaine de personnes et deux cent mille bouteilles de vin commercialisées cette année. Après avoir cité encore un certain nombre de collaborateurs, longuement applaudis par une assistance délirante, aidés en cela par les aboiements joyeux de Jojo, un des chiens de la maison, il a un peu parlé de lui. Il est très fier de sa réussite, arrivé de Rauzan, commune rivale de Sauveterre, fils d’un leader du monde agricole départemental et national, pruniculteur et non pas vigneron, comme tout le monde, il suscitait la curiosité, voir le septicisme car il courait à sa perte. Il a connu des hauts et des bas, tant dans son entreprise qu’à la mairie, mais il a eu l’immense plaisir de réussir ses projets, tantôt raisonnables, tantôt hasardeux, dans une situation économique instable. Il termine en citant son idée obsessionnelle et qui est aussi son objectif : assurer la pérennité de LA GUYENNOISE à Sauveterre. A ce moment là, l'assistance, unanimement, s'est levée pour applaudir à tout rompre ! 11_12_16._Mme_et__M._Martin__M._Ma_Jie__Jojo.JPGAprès cette longue période de souvenirs, il a réceptionné les cadeaux offerts pour son 11_12_16._Jojo_et_sa_maitresses_bien-aimee.JPGanniversaire, en particulier un kakémono, offert par un collaborateur chinois et qui représente la longévité ! Et c’est de bonne augure, ce collaborateur se nomme M. Ma Jie ! Le repas fut excellent, arrosé, mais avec modération, par quatre vins judicieusement choisis, après cela, les tables ont été abandonnées, la plupart des convives se sont levés pour danser, la soirée s’est terminée, assez tard ou bien tôt, selon les appréciations, Un anniversaire qui restera longtemps, dans la mémoire des participants.

Photos M. G. : 1- Le trompettiste a aussi de la voix ! Allocution. 3 - La table d'honneur. 4- Le gâteau d'anniversaire. 5- Mme et M. Martin, M. MA Jie avec Jojo. 6- La chaude ambiance. 7- Jojo et sa maîtresse bienaimée.